Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois : mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.

 Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois : mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
Y a du grabuge, y a d'la bêtise, Y a du mensonge qu'on se le dise ! Des guerres, des prisons, des tortures. Y a du remords, y a des ranc½urs. Y a du mal de vivre et des pleurs.Des injustices, des méchants, des voleurs. Y a des vilains, des qui se croient malins. Y a des salauds, des qui s' croient rigolos. Y a du pétrole, y a du béton, Y a plus d'nature et y a des cons. Mais y en a une qui mérite une chanson.

Elle est ici dans mes bras. Elle accompagne mes émois. Et mes dérives. Elle me renvoie du bonheur. Beaucoup d'espoir et quelques heures d'envie de vivre. Bien malgré moi. Y a de la haine, on est d'accord. Y a des grenades et y a des morts. Des bouts de peau, des parcelles de corps. Y a du chagrin, y a des adieux. Des amours mortes et dans les yeux des larmes blanches, des armes et des aveux. Y a des soupirs, des enfants et des rires. Y a des regrets, le silence et la paix. Y en a qui dorment sur des cartons. Y en a qui ont perdu la raison. Mais y en a une qui mérite une chanson.

Y a des histoires d'import-export. Y a des forêts qui brûlent encore. Des fumées noires mais des contrats en or. Y a des extincteurs de baleines. Y a une issue mais y a des chaînes. Une échéance plus ou moins incertaine. Ca fait beaucoup, tout ça, dans un seul monde. Et c'est un coup à faire péter quelques bombes. J'arrête un peu, allez, c'est bon. Au bar j'vais m'faire un p'tit bourbon. Et puis à vous je dédie ma chanson.

Vous êtes ici tout près de moi. Vous accompagnez mes émois. Et mes dérives. Vous me renvoyez du bonheur, beaucoup d'espoir et quelques heures d'envie de vivre. Bien malgré moi.

# Posté le mercredi 02 avril 2008 10:36

Modifié le lundi 12 octobre 2009 16:59